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Notes du 23 au 30 Janvier 2023

Une liste abrégée de ce que j'ai fait durant la semaine.

Dans l’idée promue par Austin Kleon (et d’autres, comme Shawn Blanc ou CJ Chilvers) du Show your Work, je pose ici quelques notes publiques, juste à des fins de documentation, sur ce que j’ai fait (hors daily job), vu ou lu dans la semaine.

Lundi 2023-01-23

Mercredi 2023-01-25

Je découvre le podcast de Tristan Nitot, l’Octet Vert, avec plein de chouettes interviews dedans.

Jeudi 2023-01-26

Dans la série “je prépare ma transition”, un tuto basique sur les premiers pas sous Linux.

Samedi 2023-01-28

Suivi des conférences des Rencontres Hivernales du Libre 2023 via leur live Peetube.

Dimanche 2023-01-29

Je teste quelques outils d’édition audio sous Linux.

  • installé Audacity sur Manjaro ; bug de la tête de lecture qui ne s’affiche pas
  • Essayé Ardour : impossible de sortir du son

Comme j’ai tout de même pu éditer mes fichiers sans problème (sous Audacity), j’ai lâché le problème Ardour pour plus tard, en me promettant d’y revenir (le soft à l’air super.)

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De la fenêtre du train.

Le meilleur appareil photo est celui que vous avez sur vous.

Le coucher de soleil au-dessus de la campagne fribourgeoise, vu depuis la fenêtre d'un train.

Les progrès réalisés par les fabriquants de smartphones en matière de photographie sont énormes. Au point que certains, comme Om Malik, pensent que la fin des appareils photos “dédiés” est toute proche, au profit des APN embarqués dans nos mobiles :

Selon lui, les appareils photos vont devenir des outils de niche.

The camera industry is going to become an industry of niches. The likes of Leica, Hasselblad, and PhaseOne will have a lucrative, albeit the smaller, higher end of the market made up of brand loyalists and those in need of specialized devices. Others will depend on working professionals — wedding, sports, and event photographers — to keep the home fires burning. And that isn’t that big a market. It will be a bruising battle for the enthusiasts who like landscape, urban, and wildlife photography. 

Je reconnais la qualité des images de mon smartphone, et c’est même l’un des critères qui me font choisir tel ou tel modèle. Mais de plus en plus, une telle prouesse est majoritairement due aux améliorations logicielles et à l’utilisation de “l’IA” dans le traitement des photos.

Personnellement, cela me donne l’impression (OK: ce n’est pas vraiment une impression, c’est la réalité de ce qui se passe dans ce petit boitier) de perdre le contrôle sur le traitement de ce que je photographie.
Si l’on extrapole, on peut se demander si un jour proche, l’appareil ne décidera pas tout seul d’éliminer de la photo un objet interdit, rendant impossible la capture de certaines scènes.

Vous pensez que j’ai un esprit un peu trop paranoïaque ?

En attendant de savoir si c’est le cas, je préfère avoir le choix. J’utilise facilement l’APN présent sur mon smartphone, mais comme amoureux de La Photographie, je continue à préférer d’utiliser mon appareil dédié et qui me permet de garder un contrôle total sur l’image que je prends.

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Notes du 16 au 22 Janvier 2023

Une liste abrégée de ce que j'ai fait durant la semaine.

Dans l’idée promue par Austin Kleon (et d’autres, comme Shawn Blanc ou CJ Chilvers) du Show your Work, je pose ici quelques notes publiques, juste à des fins de documentation.

Lundi 2023-01-16

La semaine s’annonce sur les chapeaux de roue du point de vue pro.

  • Fini l’installation de Manjaro sur le vieux MacBook Pro
  • Commencé Les oiseaux du temps de Amal El-Mohtar
  • Retouche du plan pour la fin de Timeskippers : livre II. Le manuscrit prends de plus en plus d’embonpoint.

Mardi 2023-01-17

La soirée consacrée à revoir un cours que je donne le mercredi.

Mercredi 2023-01-18

Passage de Gérard, en tout cas de sa traine, avec un bon 40cm de neige fraiche et des températures (très) négatives.

  • Passé le début de soirée à pelleter la neige sur les 100 m2 du parking
  • Upgrade de l’installation nextcloud sur ma Linode

Jeudi 2023-01-19

Journée à Lausanne, dans le cadre d’une formation (CAS NUMEF).

  • #vélotaf jusque Lausanne, le Brompton est toujours aussi génial (12 minutes entre Lausanne Gare et Renens, malgré la glace et la neige)
  • Découverte de différents outils libres sur La Digitale
  • Préparation du matériel pour le cours du vendredi à Genève

Vendredi 2023-01-20

Grosse journée: entre le trajet à Genève, la journée de cours et le retour au milieu des départs en week-end (05h>20h).

Samedi 2023-01-21

Dimanche 2023-01-22

Je prend conscience du retard accumulé sur le premier jet de Timeskippers 2.

  • Révision du plan jusqu’à la fin du tome 2
  • Point de situation du marketing et des pubs Amazon sur les trois titres en vente actuellement.
  • Planification des prochaines semaines d’écriture (jusque mi-février.)

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Migration sur Mastodon, un sentiment de liberté.

Derrière Mastodon, le Fedivers, et un protocole standard et ouvert qui renoue avec les fondements d'Internet.

J’ai retrouvé trace de ma première inscription sur une instance Mastodon grâce à mon gestionnaire de mots de passe. C’était en avril 2017, et à l’époque, passé l’attrait de la nouveauté, je m’étais désintéressé de la plateforme en quelques semaines. Il faut dire qu’il y avait beaucoup moins d’utilisateurs, et qu’à l’époque, un bon filtrage de ma timeline Twitter me permettait d’éviter les dérives droitisantes et plus globalement tout ce qu’il y avait de plus négatif sur le réseau de l’oiseau bleu.

Surtout, je n’avais pas compris l’intérêt du Fediverse.

Fast Forward de cinq (!) années. Comme beaucoup de gens, je me suis retrouvé à réinvestir mon compte Mastodon au début de novembre 2022, à la suite du changement de propriétaire de Twitter et des actions qui en découlèrent si vite après.

Alors, quoi ?

Les mots qui me viennent en premier sont « bouffée d’air frais » (j’étais tenté de dire ”d’oxygène”, ce qui est un point de comparaison automatique venant directement de mon dayjob).
Le calme ambiant, la politesse et le fairplay, fair use que j’y retrouve y contribuent pour l’essentiel. L’absence de bots, de pub et d’algorithme sont un vrai plus.

Grâce à cette transition, je retrouve de nouveaux vieux centres d’intérêts : d’abord la littérature et l’écriture, mais aussi le libre, Linux, les FOSS, la street photography. C’est facile grâce aux tags que l’ont peut suivre directement. Ça l’est aussi parce qu’en changeant de réseau, je suis reparti de zéro, collectant les comptes auxquels je souhaitait m’abonner en agissant comme le curateur d’une importante collection C’est tout l’intérêt de renseigner une bio courte et efficace, et de la politesse faites aux autres usagers d’écrire un post de présentation. . Mieux encore, j’ai pu choisir une instance locale, au sens géographique, qui me permet de voir dans ma timeline locale des usagers que je n’aurais pas découvert sans cela.

Ces changements bénéfiques sont cités en partie dans l’article de Cory Doctorow (What the Fediverse does/‘nt solve), qui m’a aidé a comprendre pourquoi ils étaient bénéfiques. La force de web des premières années était dans son interopérabilité. Tout le monde utilisait des protocoles standards. Cela permettait de créer dans son petit coin d’internet tout en le rendant connectable aux travers de ces standards. On pouvait lier tout et n’importe quoi, mais pas n’importe comment. Il était facile de quitter un forum, une communauté, un site, en gardant des liens vers ces derniers, mais aussi de se protéger des mauvais acteurs par les mêmes mécanismes.

Les fondations du Fediverse reposent sur le même genre de standard, un protocole appelé ActivityPub, créé pour fabriquer un web durable, ouvert et interopérable, pouvant fonctionner avec n’importe quelle application. C’est le cas de Mastodon, de Pixelfed et bien d’autres. C’est ce qui m’a permis de quitter une instance et de déménager mes followers et les comptes que je suivais en quatre clics.

Cela me permettra, si un jour les admins de l’instance que j’ai choisie virent vers des idées que je ne partagent pas, de déménager à nouveau sans être victime du principal bras de levier qu’utilisent les systèmes propriétaires et les stratèges de l’économie de l’attention: on ne les quitte pas parce que tout ceux que l’on connait y sont et qu’il est impossible de le faire sans les perdre. On y est pris au piège, by design.

C’est impossible avec un système ouvert et libre, respectueux de protocoles standards qui permettent cette ouverture. C’est cela, au fond, que j’ai gagné en migrant vers une instance Mastodon: la liberté des premiers jours du web, en tout cas une certaine forme de cette dernière.

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Se donner du temps

Retrouver du temps pour l'essentiel

Ces derniers temps, lorsque j’ouvre mon ordinateur, je me sens dépassé, confronté au problème de mon rapport au temps : j’ai tellement à faire, et si peu de temps ! Il en ressort un stress qui n’est vraiment pas nécessaire et même, dans mon cas, délétère d’un point de vue créatif.  

Depuis lors, il m’arrive de rester bloqué devant mon fichier ouvert, incapable d’avancer sur le projet en cours. Et cela devient même pire : je me retrouve à tout faire sauf terminer mon manuscrit, écoutant la voix convaincante de la Resistance, trouvant n’importe quel moyen de procrastiner.

Notez que ce n’est pas la première fois que cela me pose un problème, j’avais même écrit un article pour débroussailler mes idées et trouver des méthodes pour dégager du temps pour écrire. Si l’article est daté, il a le mérite de me rappeler où j’en étais par rapport à ce thème à l’époque.

Quand on est créateur, on dirait qu’il y a une règle tacite, une injonction à produire à tout prix et à grande vitesse. Cela peut parfois donner l’impression que si l’on ne produit pas, on n’existe pas, que ce soit pour les systèmes à dopamine que sont les réseaux sociaux ou pour satisfaire les algorithmes d’un site de vente en ligne. Et cette pression, je la ressens assez pour qu’elle gêne mon travail créatif. 

Elle devient un vrai problème.

Je suis tombé sur un article du blog de Dimitri Régnier, dans lequel il décrit des sensations similaires, en tout cas pour ce qui est de son rapport au temps, de son utilisation, et des contraintes qui nous sont imposées.

Je le rejoins sur plusieurs points, mais l’un en particulier me titille particulièrement : pour créer et produire de la qualité, en fait, il faut du temps, il faut prendre le temps. Par exemple, j’aurais dû sortir le tome 2 de Timeskippers avant les fêtes de fin d’année (notamment pour satisfaire l’algorithme). Mais si je veux être fier de ce texte et qu’il soit au niveau de qualité que je souhaite, je me dois de prendre le temps d’y travailler jusqu’à atteindre cet objectif.

Je me rends compte aussi que la situation est accentuée par les outils que j’utilise. Un désavantage du caractère “geek curieux” qui m’habite, je teste pas mal de choses, je cherche à trouver le meilleur outil pour ce que je fais (la planification, l’écriture, la production d’ebooks). Résultat après quelques années : il y en a littéralement partout, mes textes et mes idées sont dispersés dans différents systèmes et logiciels, et cela participe beaucoup du sentiment d’être dépassé quand je soulève le capot de mon portable.

J’ai pourtant des indices sous les yeux. Depuis plusieurs mois, j’utilise une machine à écrire toute simple, avec un écran LCD et un superbe clavier mécanique, qui synchronise mes textes avec mon ordi. Et c’est libérateur : quand j’allume cet outil précis, c’est uniquement pour écrire. Un outil simple, qui ne sert qu’une fonction, qui marche tout le temps.

Les militaires, et particulièrement les unités des forces spéciales, utilisent un moto sous forme d’acronyme: KISS (Keep It Simple Stupid).

Donc, je tends de plus en plus à la simplification de mes outils et de la façon dont je gère mes fichiers. Inspiré par certains des articles de Ploum, mes idées m’amènent à nouveau vers un amour de jeunesse : Linux et les FOSS (Free and Open Source Software), avec cette tendance non pas au minimalisme, mais à l’essentialisme

Dans le même ordre d’idée, je m’éloigne des systèmes à dopamine (je n’ai pas ouvert Facebook depuis plusieurs mois et je vais bien mieux, merci), et j’ai réouvert un compte Mastodon, où l’ambiance ressemble beaucoup à celle des l’internet des pionniers, avec de l’entraide du partage et une certaine forme de bienveillance (et ça fait du bien).

Tout cela déclenche un arc cognitif et me rappelle cette citation de Blaise Pascal :

Tous les problèmes de l’humanité découlent de l’incapacité de l’homme à s’asseoir tranquillement et seul dans une pièce.

Dimitri a raison : il s’agit en fait de retrouver notre capacité à conserver une vie intérieure et je rejoins sa conclusion. Il faut redonner du temps à l’essentiel, pour vivre en accord avec ses valeurs.

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